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Quelle est la différence entre la VSME et la CSRD ?

· Norme VSME

La VSME est un standard volontaire de reporting ESG, conçu par l’EFRAG pour les PME et ETI non cotées, tandis que la CSRD est une directive européenne obligatoire pour les grandes entreprises. Depuis la directive Omnibus de février 2026, environ 80 % des entreprises initialement concernées par la CSRD en sont exclues, ce qui fait de la VSME le référentiel par défaut pour les petites structures. La VSME simplifie le reporting avec des indicateurs adaptés, tandis que la CSRD impose des exigences détaillées et techniques. Le value-chain cap limite par ailleurs les demandes ESG des grandes entreprises envers leurs fournisseurs PME à ce que prévoit la VSME.

Définitions et origines

La VSME (Voluntary Sustainability Reporting Standard for non-listed SMEs) est une norme européenne de reporting de durabilité, développée par l’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group). Elle a été conçue pour offrir aux PME et ETI non cotées un cadre simplifié, flexible et adapté à leurs ressources, afin de structurer leur démarche RSE et leur communication ESG. Pour en savoir plus, vous poulez lire notre article dédié à cette norme.

La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) est une directive européenne adoptée en décembre 2022, qui impose aux grandes entreprises (cotées ou non) de publier un rapport de durabilité annuel, couvrant leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Elle remplace et étend la directive NFRD, en renforçant les obligations de transparence et en introduisant des normes techniques détaillées (ESRS).

Qui est concerné par la VSME et la CSRD ?

La VSME s’adresse aux PME et ETI non cotées, ainsi qu’aux micro-entreprises, soit environ 80 % des entreprises européennes précédemment concernées par la CSRD. Elle est volontaire, mais devient de facto un standard pour les entreprises de moins de 1 000 salariés, notamment depuis l’entrée en vigueur de la directive Omnibus.

La CSRD concerne désormais uniquement les grandes entreprises dépassant deux des trois seuils suivants :

  • Plus de 1 000 salariés (contre 250 auparavant)
  • Chiffre d’affaires net supérieur à 450 millions d’euros (contre 50 M€)
  • Total de bilan supérieur à 25 millions d’euros

Les PME cotées, initialement incluses, en sont désormais exclues et peuvent recourir à la VSME sur une base volontaire.

La différence entre standard obligatoire et volontaire

La CSRD est une obligation légale. Les entreprises concernées doivent publier un rapport de durabilité conforme aux normes ESRS, sous peine de sanctions. Ce rapport est soumis à un audit obligatoire par un organisme tiers indépendant, et doit être intégré dans le rapport de gestion de l’entreprise.

La VSME, en revanche, est un standard volontaire. Elle n’impose pas d’obligation légale, mais son adoption permet aux PME de répondre aux attentes de leurs partenaires commerciaux, investisseurs ou banques, tout en bénéficiant d’un cadre structuré et reconnu. Depuis l’Omnibus, elle est recommandée officiellement par la Commission européenne comme référentiel pour les entreprises non soumises à la CSRD.

Complexité et exigences

La CSRD impose des exigences détaillées et techniques : les entreprises doivent se conformer à l’intégralité des normes ESRS (environ 300 points de données après simplification), couvrir le principe de double matérialité (impact de l’entreprise sur la société et l’environnement, et inversement), et publier des informations standardisées, comparables et vérifiables.

La VSME propose une approche simplifiée :

  • Indicateurs adaptés aux capacités des PME
  • Pas d’obligation de double matérialité
  • Flexibilité, les entreprises peuvent appliquer uniquement les éléments pertinents pour leur activité

Flexibilité et approche progressive

La VSME permet une démarche progressive. Les PME peuvent commencer par des actions ciblées (module de base) et étendre leur reporting au fil du temps (module complet). Cette flexibilité est l’un de ses principaux atouts par rapport à la rigidité de la CSRD.

Intégration dans la chaîne de valeur

Le value-chain cap est un mécanisme introduit par la directive Omnibus qui limite les demandes ESG des grandes entreprises soumises à la CSRD envers leurs fournisseurs de moins de 1 000 salariés. Ces dernières ne peuvent plus exiger des informations allant au-delà de ce que prévoit la VSME.

Ce plafond protège les PME contre une surcharge administrative et standardise les échanges dans la chaîne de valeur. Pour les grandes entreprises, cela signifie qu’elles doivent s’appuyer sur la VSME comme référentiel maximum pour évaluer la durabilité de leurs fournisseurs, simplifiant ainsi les processus et garantissant une équité dans les attentes.

Coûts, ressources et outils

La CSRD implique des coûts élevés : ressources humaines et financières importantes, souvent nécessitant des logiciels spécialisés et une expertise ESG poussée. Les normes ESRS, bien que simplifiées (passant de 1 100 à environ 300 points de données), restent complexes à mettre en œuvre. Sans oublier qu’il faut obtenir les informations à reporter pour chacun de ces points.

La VSME, conçue pour les PME, est beaucoup plus simple. Il existe actuellement quelques outils pour accompagner les entreprises durant la création de leur rapport. Notamment un modèle Excel officiel de l’EFRAG, un outil XBRL pour automatiser les divulgations et des guides pratiques et formations développés par l’EFRAG.

Ces outils permettent de réduire les coûts et de faciliter l’adoption, même pour les structures disposant de ressources limitées. Cependant, ils restent rudimentaires et nécessite une certaine aisance technique et avec la norme.

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Calendrier et échéances 2026-2028

Année Événement Détails
2026 Entrée en vigueur de la directive Omnibus 18 mars 2026 : publication au JOUE et entrée en vigueur.
2026 Adoption du VSME par acte délégué Juillet 2026 : adoption prévue du VSME comme standard officiel pour les PME.
2026 Deuxième rapport CSRD (vague 1) Les entreprises déjà soumises à la CSRD publient leur deuxième rapport (données 2025).
2027 Transposition nationale de l’Omnibus 19 mars 2027 : date limite pour les États membres.
2027 Entrée en application des ESRS simplifiés Janvier 2027 : application des normes ESRS allégées.
2028 Première échéance CSRD pour les grandes entreprises non cotées Rapport sur l’exercice 2027 pour les entreprises dépassant les nouveaux seuils (1 000 salariés, 450 M€ CA).

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17/06/2026

Qu’est ce que la norme VSME ?

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